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Accueil > Point de conjoncture sur l’industrie en juillet 2026

Point de conjoncture sur l’industrie en juillet 2026

Un point de conjoncture mensuelle sur l’Industrie réalisé par l’UIMM au niveau mondial, européen et français. Les indicateurs portent sur l’activité, les prix, le commerce extérieur, la productivité, l’investissement, la fiscalité et le marché du travail.

A utiliser dans le cadre de vos présentations en entreprise et notamment devant le CSE.

A retenir : Juin 2026 – Présentation UIMM – Conjoncture industrie

  • La désindustrialisation est seulement interrompue. L’industrie manufacturière (c’est-à-dire l’industrie hors énergie) représente 10 % du PIB et l’ensemble de l’industrie 12 %.
  • Les secteurs intensifs en énergie affichent des niveaux de production encore nettement inférieurs à ceux en vigueur avant le choc énergétique de 2022. C’est notamment le cas de la chimie, où, dans l’Hexagone, les intrants à base de pétrole représentent environ les deux tiers de la valeur ajoutée dégagée par les entreprises de cette branche.
  • Les défaillances d’entreprises frôlent la barre des 4 500, ce qui n’était plus arrivé depuis début 2016. Dans ce contexte, les montants avancés par l’AGS aux bénéficiaires dans le cadre d’une procédure collective (salaires, indemnités de licenciements, congés payés, etc.) continuent de grimper : + 42 % sur un an au premier quadrimestre 2026.
  • La montée des cours des intrants (pétrole, aluminium, acier, tungstène,  semi-conducteurs, etc.) se transmet aux tarifs finaux. L’écart entre la proportion d’industriels déclarant une hausse de leurs prix de vente à horizon de trois mois et celle d’industriels prévoyant une baisse était de 23 % en mai et de
    19 % en juin 2026, d’après l’enquête de l’Insee.
  • Commerce extérieur : à 52 milliards d’€ en cumulé sur douze mois en avril 2026, le déficit extérieur calculé pour les biens manufacturés est comparable à celui relevé en 2018-2019. Le déficit du secteur automobile dépasse 21 milliards d’€ (constructeurs + équipementiers) et approche 20 milliards dans celui des biens d’équipement. De surcroît, alors qu’il ressortait encore à 5 milliards par an jusque 2024, le surplus pour les biens alimentaires a quasiment disparu.A l’inverse, à 34 milliards, l’excédent dans l’aéronautique culmine à un sommet.
  • Productivité : la hausse plus marquée de l’activité dans le secteur manufacturier suite à la révision des comptes nationaux conduit à une amélioration mécanique de la productivité, laquelle dépasse désormais de l’ordre de 4 % son niveau d’avant Covid. Elle n’a pour autant pas rejoint sa tendance moyenne relevée jusqu’en 2019.
  • Marché du travail : alors que près de 100 000 créations nettes de postes avaient été enregistrées entre le début 2021 et la mi-2024, 20 000 pertes sont intervenues depuis lors (effet des chocs énergétiques, repli des effectifs d’apprentis, moindre rétention de main d’œuvre, etc.). Selon l’enquête sur les besoins de main d’œuvre publiée par France Travail en avril, les projets de recrutements pour 2026 ont de nouveau diminué dans l’industrie : – 2,5 %.

 

CONTACTS

Mathieu PERAUD

Délégué Général

02 99 87 42 87

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