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Les rémunérations captent les deux tiers de la valeur ajoutée des entreprises

En 2014, la CFDT, la CFE-CGC, la CFTC et le Medef, la CPME et l’U2P ont engagé des travaux sur le partage de la valeur ajoutée des entreprises. « La question est celle de la répartition juste et optimale des richesses créées entre les différentes parties prenantes pour à la fois davantage d’efficacité économique – renforcer la compétitivité coût et hors coût des entreprises et dynamiser une croissance durable, et davantage de progrès social – créer des emplois de qualité et augmenter le pouvoir d’achat », exposent les syndicats réformistes et le patronat.

Cinq ans plus tard, il ressort de ce chantier un document de 62 pages publié hier, assez consensuel. Depuis 2008, les partenaires sociaux constatent une évolution plus rapide de la masse des salaires que de la valeur ajoutée. « Ceci est moins le fait d’une augmentation des salaires individuels que d’une évolution de l’emploi moins défavorable que celle de l’activité économique », est-il commenté.

Il est intéressant en période de négociation des évolutions des rémunérations annuelles, de constater qu’en 2018, les rémunérations captent les 2/3 de la valeur ajoutée des entreprises (charges patronales comprises). C’est une exception française en Europe avec l’Italie.

Au final, le partage de la valeur ajoutée ne s’opère pas en défaveur des rémunérations dans notre pays, bien au contraire. Le mouvement des gilets jaune exprime davantage une réaction au recul du pouvoir d’achat intervenu ces dix dernières années, conséquence de l’alourdissement ininterrompu de la fiscalité.

En savoir plus : repartition_de_la_valeur_ajoutee_-_mars_2019