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Accueil > L’économie française à l’arrêt

L’économie française à l’arrêt

La croissance économique est désormais absente en France, la situation géopolitique n’expliquant en rien ce résultat qui tient plutôt à d’autres circonstances. Dans le cas où le conflit durerait, ses effets sont en fait à venir alors que les marges de manœuvre budgétaires sont inexistantes (sauf à déséquilibrer encore un peu plus les comptes publics).

Une entrée dans l’exercice 2026 sans aucun élan

L’estimation provisoire des comptables nationaux pour le premier trimestre a douché les espoirs d’une croissance économique proche de 1 % en volume cette année, sauf à envisager que celle-ci atteindrait en moyenne 0,25 % par trimestre d’ici fin 2026. Cette hypothèse devient au fil des jours moins crédible au regard de la situation géopolitique (et en conséquence des cours pétroliers) mais aussi d’une moindre impulsion des dépenses publiques (souhaitable au vu de l’ampleur des déficits cumulés ces dernières années).

Au premier trimestre 2026 donc, le PIB français est resté stable alors que, sur la base de ses enquêtes de conjoncture et d’indicateurs quantitatifs, la Banque de France avait retenu une prévision de 0,3 %. En fait, après deux trimestres durant lesquels il avait soutenu l’activité, le commerce extérieur l’a pénalisé en raison de la contraction des livraisons d’Airbus, elle-même liée à des difficultés d’approvisionnement rencontrées sur les moteurs. Pourtant, les volumes produits dans le secteur aéronautique se sont maintenus en progression (+ 3 % par rapport au quatrième trimestre 2025 selon l’Insee), alimentant des stocks qui, eux, ont soutenu la croissance économique. Compte tenu du très solide carnet de commande d’Airbus et de la montée en cadence attendue de ses programmes, les exportations devraient se redresser ces tout prochains trimestres.

La consommation toujours en difficulté

Les ménages restent particulièrement attentistes. Leur consommation a même légèrement décliné au premier trimestre 2026 (- 0,1 %), sous l’effet de la diminution de celle en chauffage en février, mois durant lequel la météo s’est montrée clémente. En excluant l’énergie, les dépenses des Français sont seulement demeurées étales, la faute à une nouvelle décrue des achats de produits alimentaires, qui se situent désormais quasiment 10 % en deçà de leur pic de 2021 ; la demande pour la viande et les boissons a, il est vrai, de nouveau reflué, et, plus généralement, le comportement des consommateurs s’est modifié depuis la fin des confinements (changements de gamme, recomposition du panier, etc.). De surcroît, les achats d’ordinateurs se sont réduits, de même que ceux dédiés au transport (notamment ferroviaire). A l’inverse, les dépenses en services immobiliers- qui représentent près de 40 % du total des dépenses en services marchands- ont poursuivi leur ascension (+ 0,5 % en un trimestre), conséquence de la reprise du marché de l’ancien notamment (laquelle conduit à augmenter le montant des frais de notaire). De son côté également, le résidentiel neuf a clairement redémarré comme en témoignent les derniers chiffres de mises en chantier ; la baisse passée des taux d’emprunt, l’allongement de la durée des crédits, le cycle électoral communal et le rétablissement du PTZ dans l’individuel il y a un an ont en effet concouru à la meilleure santé du marché immobilier, dont les performances restent néanmoins encore très éloignées de celles enregistrées en 2021-2022.

Si le taux d’épargne des ménages s’est un peu atténué au dernier trimestre 2025 (dernier point connu à ce jour), il représente encore quasiment 18 % de leurs revenus nets de prélèvements. L’affaiblissement de la confiance des Français mesuré récemment par l’Insee ainsi que les pressions inflationnistes depuis le déclenchement de la guerre dans le Golfe plaident pour la constitution d’une épargne de précaution, de sorte que la norme de 15 % pour le taux d’épargne jusqu’à l’apparition de la pandémie semble inatteignable à horizon de quelques trimestres. En avril 2026, le glissement sur douze mois de l’indice général des prix est monté à 2,2 %, tiré par la flambée de 14 % de ceux de l’énergie ; dans un scénario central selon lequel les cours du Brent s’établiraient à proximité de 95 $ fin 2026, le glissement annuel de l’indice général culminerait autour de 3 % à en décembre et la moyenne annuelle à 2,2 % (moyenne attendue des 12 indices de 2026 par rapport à la moyenne des 12 indices de 2025). Après une revalorisation automatique à hauteur de 2,41 % le 1er juin 2026, le SMIC augmenterait encore de plusieurs dixièmes de points le 1er janvier 2027.

Soutien des investissements en R&D

La diminution des investissements des entreprises françaises en 2024 (- 2,4 %) avait laissé place à un rebond en 2025, lequel s’est interrompu en fin d’année et au début 2026. Au total, ceux-ci affichent un montant exprimé en € constants exactement égal à celui de l’été 2022 ; depuis cette période, les évolutions par type de dépense ont divergé : baisse de près de 6 % pour celles en biens manufacturés (et même de 9 % pour celles consacrées aux biens d’équipement) et de 7,5 % pour les dépenses en construction non résidentielle, mais, bond de 15,5 % pour les investissements en information-communication (poste recouvrant principalement les logiciels et R&D). Sondés une fois par an par l’Insee en avril, les industriels témoignent de la montée en puissance des investissements à fin de modernisation, puisque ces derniers représentent désormais un tiers du total contre environ 20 % jusqu’en 2021. La transition numérique mais aussi écologique nécessite assurément des investissements nouveaux mais, en même temps, l’épargne dégagée par les entreprises françaises ne permet pas de les couvrir : l’an dernier leur taux d’autofinancement n’est ressorti qu’à 86 %.

Inflexion de l’emploi

Le marché du travail connaît bel et bien une phase d’inflexion, sans toutefois que le mouvement ne soit brutal. D’après une première estimation, l’emploi salarié privé a régressé de 11 000 au premier trimestre 2026, portant à 110 000 le recul intervenu à partir du printemps 2024. Si le secteur de la construction subit des pertes nettes de postes depuis plusieurs années, les services sont à présent concernés, tout comme l’industrie (- 20 000 depuis le premier trimestre 2025, après + 106 000 depuis le début 2021) où les recrutements se sont à nouveau révélés moins nombreux l’an dernier d’après les chiffres communiqués par la Dares. Le taux de chômage monterait encore, quoique dans une ampleur mesurée : selon l’OFCE, il s’inscrirait à 8,3 % à la fin de l’exercice en cours après 7,9 % fin 2025 et 8,1 % au début 2026, résultat d’une augmentation attendue du nombre de chômeurs plus marquée que celle de la population active.

Chiffres clés

  • + 0,5 % : acquis de croissance du PIB français pour l’année 2026 à la fin du T1
  • -0,7 point : contribution du commerce extérieur à la variation du PIB au T1 2026
  • -0,4 % : variation de la consommation des ménages en biens manufacturés au T1 2026
  • 3,11 % : taux moyen des nouveaux crédits à l’habitat en mars 2026
  • +2,1 % : variation des investissements des entreprises en information-communication au T1 2026
  • 21,8 % : : taux d’investissement des sociétés non financières en 2025
  • -0,3 % : variation de l’emploi privé en glissement annuel au T1 2026
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