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Accueil > Echanges commerciaux entre la France et la Chine : quelques points de repère

Echanges commerciaux entre la France et la Chine : quelques points de repère

  • Malgré les tensions commerciales, la Chine continue de gagner des parts de marché à l’exportation, ce dans de nombreux secteurs d’activité.
  • A ce stade, l’Union européenne ne semble pas être la principale zone de report des exportations chinoises précédemment destinées aux États-Unis.
  • Les importations de la France en provenance de Chine ont légèrement augmenté en valeur l’an passé.

Plus de la moitié des approvisionnements en provenance d’Asie viennent de chine :

  • Avec un montant d’environ 73 milliards d’€ en 2025 d’après les statistiques de la Direction générale des douanes (chiffre de janvier à novembre annualisé), les importations de biens depuis la Chine représentent 10,5 % des importations totales de biens acheminées dans l’Hexagone.
  • Elles représentent par ailleurs 55 % des importations françaises en provenance d’Asie ; le Japon est le second fournisseur, tout juste devant l’Inde (environ 7 % chacun des achats à l’Asie) elle-même placée devant le Vietnam (6 %).
  • Depuis 2013, les achats à la Chine ont augmenté de près de 80 % en valeur ; la montée en puissance s’est accélérée en sortie de Covid (2021 et 2022), période durant laquelle la consommation des ménages français s’est franchement redressée.
  • Depuis le relèvement des droits de douane imposé cet été par l’Administration Trump à l’Union européenne, les importations françaises en provenance de Chine n’ont guère varié (toujours en valeur) ; celles au départ du Vietnam ont en revanche grimpé de 12,5 % en glissement annuel au mois de novembre 2025.
  • Les ventes de la Chine à destination des Etats-Unis se sont effondrées courant 2025 mais celles à destination de l’Europe et de l’ASEAN se sont raffermies. D’après les chiffres officiels, la première puissance asiatique a même enregistré un excédent extérieur record de sa balance mesurant les échanges de biens manufacturés : plus de 2 000 milliards de $, après 1 900 milliards en 2024 et 1 800 milliards en 2023.

Doublement du déficit bilatéral en dix ans entre la France et la Chine :

  • Le déficit des échanges extérieurs de biens avec la Chine s’élève en moyenne à 50 milliards d’€ par an depuis 2022. En regard, le déficit vis-à-vis du Vietnam est ressorti autour de 7 milliards d’€ en 2025, celui avec l’Italie à 6 milliards et celui avec l’Allemagne à 5,5 milliards (après plus de 8 milliards lors de chacun des deux exercices précédents) tout comme celui avec les Pays-Bas. En même temps, à 8,5 milliards, le déficit avec les Etats-Unis a plus que doublé, non pas en raison des droits de douane additionnels, indiquaient les douanes dans une note récente (à ce stade, les exportations vers les Etats-Unis ont résisté), mais sous l’effet de la livraison d’un paquebot géant à la mi-2024.
  • La France est déficitaire avec d’autres pays d’Asie comme le Bangladesh (à hauteur de près de 4 milliards), l’Inde (plus de 3 milliards) mais significativement excédentaire avec les Emirats Arabes Unis et Singapour : respectivement + 8 et + 5,5 milliards d’€ l’an passé.
  • Inférieur à 5 milliards d’€ jusqu’en 2006, le stock des investissements directs en Chine (investissements par lesquels des entités résidentes en France détiennent le contrôle ou une influence importante sur la gestion d’une entreprise résidente en Chine) dépasse 30 milliards d’€ depuis 2021 selon les chiffrages de la Banque de France : 34 milliards en 2024 et 46 milliards en incluant Hong Kong ; ceux-ci sont principalement réalisés par des firmes multinationales du secteur manufacturier. De leur côté, les investissements chinois dans l’Hexagone demeurent inférieurs à 4 milliards.

En synthèse :

  • Malgré les tensions commerciales, la Chine continue de gagner des parts de marché à l’exportation, ce dans de nombreux secteurs d’activité. Elle a il est vrai vu sa compétitivité-prix se renforcer sensiblement ces dernières années (en particulier relativement à l’Europe), grâce à la montée en gamme technologique des produits fabriqués, à la hausse soutenue de la productivité, à la faiblesse des coûts de l’énergie, aux subventions ciblées, etc..
  • A ce stade, l’Union européenne ne semble pas être la principale zone de report des exportations chinoises précédemment destinées aux États-Unis : selon le dernier rapport de la « task force » mise en place par la Commission européenne et portant sur la période de janvier à novembre 2025, sur 9 525 produits examinés, 126- principalement dans le textile, la chimie, les métaux de base et les machines-outils- subiraient un choc lié à une réorientation des exportations chinoises. Néanmoins, « s’il est encore trop tôt pour évaluer pleinement les potentielles redirections de produits chinois vers l’Europe, il faudra faire preuve d’une très grande vigilance sur cette question dans les mois à venir », est-il rappelé dans un rapport d’information du Sénat publié en décembre dernier.
  • Les importations de la France en provenance de Chine ont légèrement augmenté en valeur l’an passé. Elles ont davantage progressé en volume compte tenu de la baisse des prix ; de surcroît, contrairement à d’autres pays comme en Allemagne, les importations de petits colis- stimulées par l’ascension ultrarapide des plateformes de vente en ligne- ne sont pas intégrées aux statistiques du commerce extérieur.

Pour en savoir plus : Février 2026 – Présentation UIMM – Commerce France-Chine

CONTACTS

Mathieu PERAUD

Délégué Général

02 99 87 42 87

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