Qui sommes-nous? Annuaire des adhérents Mon espace adhérent

  • Promouvoir l’industrie
    • Promotion des entreprises
    • Promotion des métiers
  • Accompagner le dirigeant
  • Accompagner l’entreprise
    • Juridique social et droit des affaires
      • La nouvelle convention collective métallurgie
      • convention collective nationale de la métallurgie du 7 février 2022
      • Droit du travail et protection sociale
      • Dossiers thématiques
    • Santé Sécurité Environnement Energie
      • Sécurité santé au travail
      • Environnement Energie
      • Dossiers thématiques
    • Emploi et Compétences
      • Recruter vos collaborateurs
      • Fabrik Emploi
      • Fabrik Services
      • RH et développement des compétences
      • Dossier thématiques
    • Développement industriel
      • Structurer votre projet
      • Bénéficier d’un réseau et d’opportunités business
      • S’informer pour aller plus loin
      • Dossiers thématiques
  • Défendre vos interêts
    • Via le lobbying
    • Via le dialogue social de branche
    • Via les mandats de représentation
  • Actualités
  • Agendas
  • Contact
  • Adhérer
    • Pourquoi adhérer?
    • Comment adhérer?
    • Combien cela coûte-t-il ?
  • Juridique Social
  • Santé Sécurité Environnement Energie
  • Emploi et compétences
  • Développement industriel

Actualités

Accueil > Déséquilibres persistants des comptes publics

Déséquilibres persistants des comptes publics

En dépit de l’absence de choc de nature économique et de l’augmentation des prélèvements obligatoires l’an passé, le déficit des administrations publiques a largement dépassé 5 % du PIB en France. Sans même tenir compte des conséquences potentielles du conflit en Iran, le ratio franchirait de nouveau ce seuil pour le quatrième exercice consécutif en 2026, de sorte que le report depuis fort longtemps des efforts budgétaires nécessaires pour un retour en deçà de la cible de 3 % s’avère de plus en plus coûteux.

Hausse des dépenses de protection sociale et des charges d’intérêt…

D’après la deuxième version des comptes nationaux trimestriels publiée fin février, les dépenses publiques ont augmenté de 1,8 % en volume en 2025, soit exactement le même rythme qu’en 2024. Leur évolution par sous-secteur ne sera connue que fin mars mais, dans son rapport annuel très documenté récemment publié, la Cour des comptes[1] estime que les dépenses de sécurité sociale ont progressé de 2,2 % l’an passé une fois déflatées des prix du PIB, soutenues par celles d’assurance maladie (soins de ville et activité des établissements de santé)  et de retraite (dynamique du nombre de nouveaux pensionnés) ; pendant ce temps, les dépenses de l’Etat ont grimpé de l’ordre de 1 %, tout comme celles des collectivités locales qui ont vu leurs charges de fonctionnement mais aussi leurs investissements nettement ralentir par rapport à la cadence de 2024. Sur le champ de l’ensemble des administrations publiques, les charges d’intérêt ont atteint 65 milliards d’€ (l’Etat en supporte l’essentiel), grimpant de près de 5 milliards en un an et dépassant de plus du double la charge enregistrée en 2020 ; compte tenu des déficits répétés et du refinancement progressif du stock de dette à des taux plus élevés, ce montant continuera de croître sensiblement, pour ressortir autour de 100 milliards en 2029 d’après la Cour des comptes.

Au final, le montant des dépenses publiques a sans doute approché 1 700 milliards d’€ l’an dernier, représentant 57 % du PIB, soit une hausse de 0,4 point en un an. En 2024 (dernière année connue pour les comparaisons internationales), le ratio dépassait de 7,8 points de PIB la moyenne calculée pour la zone euro, écart qui s’explique à hauteur des deux tiers par un poids des dépenses sociales plus important dans l’Hexagone lui-même lié à hauteur des trois-quarts aux dépenses de retraite et de maladie. Entre 2014 et 2023, l’écart avec la zone euro était de 8,7 points mais au début des années 2000, celui-ci se situait autour de 5,5 points.

… ainsi que des prélèvements obligatoires

Toujours d’après les estimations de la Cour des comptes, les recettes publiques s’élèveraient à environ 1 535,5 milliards en 2025, légèrement au-dessus du chiffre retenu dans le projet de loi de finances initial. Les seuls prélèvements obligatoires[2] ont dépassé la barre des 1 300 milliards, progressant de l’ordre de 53 milliards en un an pour une première moitié en raison de la hausse spontanée des impôts à législation inchangée, ce alors même que la TVA collectée a faiblement grimpé en ligne avec l’atonie de la consommation des ménages, laquelle génère environ 55 % des recettes de cette taxe et même 65 % en y ajoutant leurs dépenses d’investissement ; en effet, le montant des impôts sur les revenus des Français s’est accru significativement (augmentation des revenus réels), ainsi que celui sur les sociétés hors surtaxe d’IS (hausse des acomptes), sans oublier par exemple les droits de mutation (reprise du marché immobilier) confirmait la DGFIP dans un bilan rendu public il y a quelques jours. La seconde moitié provient d’un nouveau renchérissement des prélèvements ; sur les 23 milliards de rendement attendus des mesures nouvelles, 13,5 milliards portent précisément sur trois : surtaxe d’IS (7,5 milliards), normalisation de l’accise sur l’électricité (4 milliards) et réforme des allègements de cotisations sociales (2 milliards).

Les recettes publiques ont ainsi représenté 51,6 % du PIB en 2025 et les prélèvements obligatoires 43,7 %. Ce dernier ratio a ainsi bondi de près d’1 point en un an après deux exercices de repli à l’issue du choc énergétique de 2022 ; notre pays affiche le taux le plus élevé de l’ensemble des pays de la zone euro à égalité avec l’Autriche (données 2024 à ce stade).

Le déficit le plus élevé d’Europe

Dès lors, le déficit public français s’est établi à 161 milliards, soit 5,4 % du PIB. La légère réduction par rapport au 5,8 % enregistré en 2024 reste en deçà de la cible qui avait été envisagée par le gouvernement lorsque celui-ci avait dévoilé son PLF en octobre 2024 (5 % attendu), avant que, effectivement, un objectif de 5,4 % soit retenu quatre mois plus tard. Aucune autre économie d’Europe n’aurait obtenu un solde si dégradé d’après la Commission européenne, situation qui, à l’exclusion de la Slovaquie, vaudrait également en ne tenant compte que du déficit primaire (déficit mesuré en excluant les intérêts de la dette) : celui-ci est sans doute ressorti à 3,2 % l’an passé en France, alors qu’un excédent était observé dans cinq pays dont l’Italie et le Portugal ; en fait, chez nous, il faut remonter à 2001 pour relever un solde primaire positif.

En 2026, de nouveau, une loi spéciale a été adoptée, avant que la loi de finances ne le soit définitivement le 19 février. Celle-ci prévoit un retour du déficit à 5 %, autrement dit à un ratio encore très dégradé qui conduirait à une hausse de l’endettement de plus de 2 points de PIB, à environ 118,6 % fin décembre prochain. Comme toujours, des aléas entourant ce scénario demeurent, s’accentuant même depuis les bombardements intervenus fin février en Iran : si la crise venait à durer, le PIB en volume souffrirait mais l’inflation accélérerait. Quoiqu’il en soit, le déficit public effectif sera très éloigné de celui qui serait nécessaire pour stabiliser la dette, rappelle la Cour des comptes (au plus 2,2 %).

[1] D’après la Cour des comptes, les dépenses publiques déflatées du PIB ont augmenté au total de 1,5 % en 2025 ; ici, elles sont calculées hors crédits d’impôt et hors transferts entre administrations.

[2] Les prélèvements obligatoires représentent 85 % des recettes publiques ; ils s’en distinguent en ne comprenant pas un certain nombre de postes : location de terrains et immeubles, redevances, transferts de l’Union européenne, revenus de la propriété, cotisations imputées à l’Etat employeur, biens et services pour usage propre (logiciels par exemple).

Chiffres clés :

  • 2,2 % : poids des charges d’intérêt en proportion du PIB en 2025 en France
  • +1,8 % : variation sur un an des dépenses de fonctionnement des collectivités territoriales (en valeur, comme les 3 chiffres suivants)
  • +2 % : variation sur un an des cotisations sociales en 2025
  • +0,5 % : variation sur un an des recettes de TVA
  • +6,8 % : variation sur un an des impôts sur le revenu en 2025
  • 43,7 % : taux de prélèvements obligatoires en 2025
  • 4,4 % : déficit de l’Etat en proportion du PIB en 2025
  • 5,4 % : déficit des administrations publiques en proportion du PIB en 2025
  • 116,3 % : dette publique en proportion du PIB fin 2025

CONTACTS

Mathieu PERAUD

Délégué Général

02 99 87 42 87

Partager

  • Mentions légales
  • Politique de confidentialité
  • Plan du site
  • Contact